Lexique général


3D (parcours) -

Similaire au tir nature ou au tir campagne, on remplace les blasons par des figures animales taille réelle en mousse.

En France, le parcours est composé de 24 cibles. 

Chaque archer tire 2 flèches par cible.

Les archers tirent deux par deux en 1.30 minute maximum.

Les distances de tirs sont marquées par 3 couleurs de piquets.

Les distances séparant les piquets de la cible sont inconnues.

Le piquet blanc est celui des débutants (catégorie découverte)et des benjamins aux minimes. 

Le bleu, souvent plus loin de la cible est réservé aux arcs sans viseur pour les cadets à vétérans. 

Lexique rouge qui est le plus loin est réservé aux arcs avec viseur pour les juniors, séniors et les vétérans.

L'archer doit toucher de son pied le piquet de sa catégorie. 

Sur la cible, sont présentes quatre zones distinctes. Un centre valant 11 points, une zone "tué" valant 10 point correspondant globalement au cœur de l'animal, une zone "blessé" rapportant 8 points correspondant aux poumons et le reste de la bête qui rapporte 5 points, (En sont normalement exclues les cornes, sabots, plumes de bouts d'aile, etc qui ne rapportent rien).

 

Allonge -

Distance spécifique à chaque archer qui se mesure du dos de l’arc (à la hauteur du passage de flèche) au point d’ancrage de l’archer.

 

Ame -

Nom donné à la matière composant la partie centrale dans les branches d'un arc formées de plusieurs couches.

Elle est recouverte côté cible par au moins une couche sur le "dos" (backing) et côté archer par le "ventre" (belly).

Sur les arcs composites, l'âme est l'armature sur laquelle on collera le tendon sur le dos et la corne sur le ventre. 

Son rôle est secondaire pour la fonction "ressort" de l'arc mais essentielle pour son intégrité structurelle.

 

AMO - 

Archery Manufacturers Organization.

Organisation américaine qui détermine les règles standard de mesure des caractéristiques des arcs.

Notamment leur longueur, leur force, etc...

 

Anneau De Pouce -

Protection que les archers qui utilisent la décoche mongole/Coréenne/turque se mettent sur le pouce pour le protéger du frottement de la corde.

La technique a été utilisée et l'est encore principalement en Asie et une partie de l'Afrique.

L'indien Ishi utilisait lui aussi son pouce pour armer l'arc en Californie mais n'utilisait pas de protection.

Généralement fabriqués dans un matériau résistant (Le jade, l'os, l'ivoire, la corne, le bois, le métal...), ou souple (cuir). 

 

Arbalète -

Du latin impérial arcuballista (composé de "arcus" arc et "ballista" baliste, machine à lancer des projectiles).

Le mot apparait dans les écrits en 1100 et désigne un arc monté sur un fût de bois : "Plus qu'arcbaleste ne poet traire un quarrel"

Il se compose donc d'un arc (appelé "prod" ou "lath" en anglais) et d'un arbrier ("stock" ou "tiller" en anglais) sur lequel on pose le projectile et derrière lequel la corde de l'arc peut rester armée en tension un certain temps avant le tir.

Pour ce faire, l'arbrier est équipé lui même d'un mécanisme permettant l'ancrage et la décoche de la corde.

Les plus anciennes arbalètes ont été retrouvées en Chine et datent de 770-476 av. JC

Il semble que les arbalètes aient été inconnues en Europe avant le 10ème siècle, même si des armes lourdes de principe similaire ont été conçues pendant l'antiquité.

L'invention de l'arbalète individuelle est probablement autochtone en Europe et non pas une copie de modèles chinois car Anne Commène (1083-1148) à Byzance décrit avec curiosité cette nouvelle arme des croisés qui passent dans sa ville or l'empire Byzantin était à l'époque le point de passage plus ou moins obligé entre la Chine et l'Occident.

L'arbalète a été interdite d'utilisation entre chrétiens au deuxième concile de Latran en 1139 mais cette interdiction n'a pas été appliquée.

Pour pouvoir tirer des puissances plus élevées, les arcs en boiss ffurent remplacés par des arcs en acier. 

Pour les armer, il a fallu utiliser des dispositifs démultipliant la force de l'arbalétrier tels que des leviers, des palans, des engrenages. 

L'arbalète est composée de l'arc, la corde, le fût, la noix, la détente

Il en existe plusieurs types : L'arbalète à main (qui se bande avec la main); l'arbalète à pied-de-chèvre ou de biche (dans laquelle l'arc est tendu à l'aide d'un levier à deux branches); l'arbalète à cric (où la tension est produite par un petit cric fixé à l'arbrier); l'arbalète à moufle (où le crochet est actionné par un système de manivelle); l'arbalète à cranequin (qu'on bande au moyen d'une espèce de treuil); l'arbalète à tour, de passot ou de passe, (machine de siège qui se bande avec une moufle ou un treuil).

Depuis l'invention des arcs compound (années 60), le même système de poulies a été adapté aux extrémités des branches des arbalètes modernes.

La munition de l'arbalète est généralement un carreau (aussi appelé vireton) qui est une version plus courte et adaptée à l'arme de la flèche d'arc. 

il existe aussi l'arbalète dite à jalet (arme de chasse dont la corde forme au milieu une sorte de poche pour recevoir le projectile) Ce projectile est généralement une boule de terre dure : le galet ou jalet).

 

Arc -

Arme de jet destinée à lancer des flèches et formée d'une verge flexible (historiquement constitué) de bois, de métal ou d'autre matière, que l'on bande au moyen d'une corde attachée à chacune de ses extrémités.

Par analogie, le principe de l'arc est : un ressort allongé qui stocke lentement de l'énergie en se déformant sous l'action de la traction de sa corde et la libère soudainement quand la corde est relachée.

A noter que la corde fonctionne d'autant mieux qu'elle ne s'étire pas. C'est l'arc qui stocke l'énergie et pas la corde qui ne sert qu'à la transmettre au projectile.

L'invention de l'arc est attesté dès le néolithique aux alentours de 10 000 av JC en Europe mais il est déjà suffisamment perfectionné à cette époque pour que l'on estime qu'il ait été inventé quelques millénaires auparavant. 

Des pointes beaucoup plus anciennes ont été retrouvées mais sans fût, de sorte qu'il est difficile de dire si elles étaient montées sur des flèches ou des sagaies.

L'arc a été utilisé par tous les peuples et en tous lieux de la Terre. (Sauf en quelques endroits d'Océanie et en Australie).

Il a donc pu être inventé ou réinventé plusieurs fois à divers endroits.

Son projectile est habituellement une flèche mais il existe aussi des arcs tirant des billes. 

 

Arc à Jalet - (ou Arc à Bille, ou Arc à Pierre)

Il s'agit d'arcs utilisés pour tirer des balles au lieu de flèches. 

Les projectiles sont souvent façonnés en pierre ou en argile.

Leurs avantages à la chasse sont le faible prix de ces projectiles et la possibilité de pouvoir parfois capturer le gibier au lieu de le tuer.

Il s'agit d'arcs spécifiques.La corde de l'arc est pourvue d'une poche. Celle-ci ne doit pas pouvoir tourner sur elle même (soit on remplace la corde par 2 cordes parallèles, soit on la remplace par des lames rigides, en bambou par exemple.

 

Arc à Poulies -

En 1961, M. Wilbur Allen associe pour la première fois un arc (découverte estimée à 10 000 ou 12 000 av. J-C) et la roue (environ 3 500 av. J-C).

M. Allen scie les poupées d'un arc recurve et remplace ses coches par 2 poulies tandis que sa corde est tendue selon le chemin suivant : branche A, poulie B, poulie A, branche B.

Les premiers essais sont décevants mais Wilbur persévère. Il a l'idée de génie de remplacer ses poulies normales par des cames ou des poulies excentrées ce qui lui permet d'obtenir une courbe de puissance dont le sommet (peak) n'est pas à pleine allonge et donc de tenir son arc armé avec un effort moindre que la puissance réelle de l'arc.

Il dépose un brevet en 1966. Depuis, de très nombreuses marques se sont lancées dans la conception de ces modèles qui progressent d'années en années.

Les avantages d'un arc à poulies sont les suivants :

-encombrement réduit car plus court qu'un arc classique

-facilité à le garder armé longtemps à cause de cette réduction du poids à pleine allonge (let-off) ce qui permet de mieux viser

-vitesse de flèche nettement supérieure aux arcs classiques à puissance d'arc égale

-possibilité de tirer des flèches de spine plus réduit qu'un arc classique à puissance d'arc égale

-possibilité de modifier la puissance de l'arc ainsi que le pourcentage de let-off

 

Quelques désavantages apparaissent simultanément :

-Nécessité d'utiliser sur les arcs les plus courts un décocheur à cause de l'angle très réduit de la corde sur la main d'arc qui pincerait les doigts.

-Masse de l'arc supérieure à celle d'un arc classique

-Réglages nettement plus complexes que ceux d'un arc classique (notamment si une came se décale)

 

Arc Démontable -

Voir Take down 

 

Arc Take down -

Un "Take-down" est un arc qui se démonte en plusieurs parties. 

Il s'agit généralement de recurves qui se démontent en trois parties : la poignée et les deux branches...

Les arcs classiques et bon nombre d'arcs recurves de chasse sont nativement conçus en 3 parties, (une poignée et deux branches que l'on boulonne dessus).

Pour les longbows et recurves d'aspect plus traditionnel, d'autres modes de fixation plus discrets ont été mis au point. Ils séparent un arc en 2 parties réunies à la poignée (ces systèmes sont attestés dès le 18ème siècle en Asie comme en Occident).

 

Armer L’arc -

Amener la corde de l’arc au point d’ancrage au visage.

A noter qu'en Asie, il peut ne pas avoir d'ancrage au visage mais au contraire un point d'ancrage "flottant" a cote et en arrière de la tête. cf Kyudo.

 

Backing -

Opération consistant à ajouter un revêtement sur le dos de l’arc pour en modifier les caractéristiques ou l'apparence. 

Par extension on nomme également par ce terme le revêtement lui même.

Il peut être de plusieurs types :

-Bois : surtout hickory et bambou qui résistent bien a la tension. Écorce de merisier (décoratif)

-Textile : lin, soie, ou même sous la forme de ficelles tendues sur le dos (cable-bows)

-Animal : cuir cru (rawhide), tendon, peau de serpent ou de poisson (role décoratif)

 

Band De L’arc -

Distance qui sépare la corde du fond de la poignée côté ventre, corde montée (= corde bandée mais pas armée).

Elle se mesure avec une équerre d'archer (cf définition)

Exite pour les longbw traditionnels la méthode anglaise où on place son poing sur son ventre, le pouce dressé (comme pour faire de l'auto-stop) en direction de la corde

Celle-ci devra effleurer le bout du pouce pour que le band soit correct. 

Cette méthode ne donnera pas forcément une valeur optimale.

L'arc fonctionnera le mieux dans une plage étroite donnée par son facteur.

Si le band est trop long (= corde trop courte), l'arc devient plus dur à armer, les branches sont soumises à un stress accru et la flèche perd de sa vitesse (et donc de sa puissance).

Si le band est trop court (= corde trop longue) on gagne en facilité d'armement et en vitesse de flèche mais on risque de frapper son bras d'arc avec sa corde et d'avoir un vol de flèche erratique. 

L'arc recurve au band trop court devient plus bruyant (car la corde frappe une plus grande longueur de branche).

A titre indicatif :

- arc en bois traditionnel : le band est environ à 15-17 cm (5.5 à 6.5 pouces)

- longbow ou recurve-chasse fibre : 17 à 20 cm

- arc classique recurve, valeur indicative du band en fonction de la hauteur de l'arc :

Hauteur de l'Arc --------- Band

64 " ----------------------20 à 21,5cm

66" -----------------------21 à 22,5cm

68" ---------------------- 22 à 23,5cm

70" ---------------------- 23 à 24,5 cm

 

Bander Un Arc -

Action de mettre la corde dans les coches des poupées. 

 

Bare Bow -

"Bare Bow" signifie littéralement en anglais "arc nu"

Selon les définitions FFTA, cet acronyme désigne un arc (le plus souvent un recurve classique) sans viseur mais qui peut être équipé :

 d'un repose-flèche, 

d'un bouton-écarteur 

éventuellement d'une masse d'équilibrage (laquelle peut avoir un pas de vis à condition qu'il soit usiné dans la masse).

Plus que l'arc lui-même, c'est surtout la technique de tir qui caractérise le bare bow (cf barboter)

 

 

Barboter (Bareboter, barebowter)

Le "pianotage" ou "barbottage" (string walking) permet en gardant le même point d'ancrage au visage et en visant avec la pointe de la flèche, de relever ou de rabaisser la prise de corde, ce qui équivaut à une montée ou à une redescente de l'arrière de la flèche, et tend à adapter le tir aux différentes distances.

En étant équipé d'une palette spécifique, un pianoteur pourra compter les spires sur son tranchefil séparant son encoche de sa prise de corde pour régler finement sa visée ou les coutures sur sa palette.

 

Barrer (arc qui barre) -

Un arc barre quand sa montée en poids vers la fin de l'allonge se fait exagérément forte, donnant la sensation d'arriver sur un "mur" et l'impression que l'arc va éclater si on poursuit...

L'arc (généralement court) est désagréable à tirer et devient dès lors exagérément sensible à la moindre différence d'allonge (qui se traduit par une force très variable transmise à la flèche) ce qui nuit à la précision aux moyennes et longues distances.

C'est pour éviter ce phénomène que l'on conseille de plus grands arcs aux archers ayant une grande allonge.

 

Bercy (Arc de) -

Arc (en if) trouvé dans les fouilles de Paris-Bercy et daté du chasséen

longueur 1,54m, largeur 30mm, épaisseur max. 22mm ;

pas de poignée, bords parallèles sur 2/3 à 3/4 de la longueur s'affinant doucement vers les extrémités. Section subrectangulaire sur toute la longueur .

 

 

Beursault - (tir Au) 

Jeu traditionnel français de tir à l'arc. Toujours pratiqué surtout dans le quart nord est de la France.

Basé sur deux cibles se faisant face dans lesquelles l'archer tire 1 flèches dans l'une et va la chercher pour tirer dans l'autre.

 

Billebaude -

Originellement, le terme Francais de billebaude est un terme de chasse signifiant une chasse en mouvement, devant soi.

En archerie, ce terme s'applique de préférence a un entrainement de tir dans la nature, sans action de chasse.

Il s'agit de parcourir la campagne avec son arc et ses flèches (pointes judo ou blunt, éventuellement empennage flu-flu) dans le but de pratiquer le tir en prenant comme cibles des objets naturels et inertes a distances inconnues tels que motte de terre, taupinière, souche (d'ou le terme anglais stump-shooting), feuille, etc ...

Il est parfois d'usage de la pratiquer a 2 ou plus, avec le "gagnant" sur une cible désignant la suivante. 

Attention à respecter la nature et la sécurité !

Pour rappel/précision : la billebaude n'est pas une action de chasse. 

Recommandations : Évitez les vêtements "camo" et préférez si possible les couleurs vives pour être visible des éventuels promeneurs, pas de tir sur les animaux, pas de gibecière pour ne pas laisser planer de doute dans l'esprit des Autorités, pas de tir vers des zones habitées ou fréquentées par des promeneurs !

 

Billette -

Ce terme très utilisé en facture d'arc qui désigne selon qui l'emploie.

Il correspond le plus souvent au "stave" anglais = morceau de section trapezoidale.

Ce qui en fait en théorie une fraction du merrain : la grume fendue en 2, 4 ou plus

La grume étant elle même le tronc brut ramené de la forêt...

 

 

Birdy / birdies -

 

Blunt (pointe) -

Aussi appelée Pointe-assommoir.

Pointe plate ou quasiment. prévu à l'origine pour la chasse à l'oiseau et/ou le petit gibier (pour lesquels les chasseurs préféreront quasi systématiquement la lame de chasse)..

Il en existe deux grandes variétés

La blunt métal, pour le tir au vol ou en l'air des volatiles (canards, faisans, pigeons etc...)

La blunt caoutchouc pour la billebaude, tir sur un filet de petits objets etc.

 

Bodkin (pointe) -

Il s'agit s'agit d'une pointe militaire datant a priori en Europe de la fin du Moyen-Age. 

Elle était destinée à traverser cottes de mailles et armures. Ce qui explique sa conception elle est conçue longue, lourde et fine, sans lames ni barbillons.

Le métal était généralement trempé pur le rendre plus solide et plus perforant.

Généralement par bodkin on se réfère surtout à ce que les anglais appellent "needle bodkin", une pointe très exagérément longue et pointue.

 

Bouton écarteur ou Bouton Berger -

Dispositif qui se monte dans la fenêtre des arcs classiques à côté et au dessus du repose-flèches.

Réglable en latéral et en souplesse, il cache un ressort dont la tension est également réglable.

Le système permet de varier l'angle de déviation de la flèche par rapport au centre de l'arc (degree of center-shot) en le faisant plus ou moins dépasser de la fenêtre tandis que sa dureté réduira l'effet du paradoxe de l'a

Sa position et sa souplesse devront être adaptées au tireur, à la puissance des branches et à ses flèches pour que les tirs se fassent dans la même déviation latérale quelle que soit la distance de la cible visée.

 

Brassard (ou Protège bras) -

Protection que porte l'archer sur son bras d'arc pour éviter le choc (répété ou occasionnel) de la corde sur celui-ci ne le blesse.

Le brassard a aussi l'avantage de resserrer un vêtement un peu ample qui lui aussi pourrait se trouver sur le trajet de la corde (utile en temps de pluie et/ou en hiver).

Les matériaux utilisées pour la confection d'un brassard sont principalement le plastique et le cuir.

Des modèles anciens ont existé en os, en ivoire, en bois, en pierre et en métal.

 

Buck fever -

 

But en blanc -

Distance pour laquelle la pointe de flêche armée apparait pour le tireur comme désignant directement la cible.

Pour tirer plus loin, il faudra que la pointe apparaisse au dessus de la cible. 

Pour une cible proche, la pointe sera en dessous.

Cette distance dépend du point d'ancrage (longue sous le menton, courte près de l'oeil) de l'archer, de la puissance de l'arc, de la longueur de son allonge et de la longueur de la flêche...

Une fois établie, ce repère aide beaucoup quand on utilise un arc sans viseur. (c'est moins important pour les tireurs instinctiffs, mais déterminant pour les Barebow).

 

Carquois -

Contenant, rigide ou souple, dans lequel les archers mettent leurs flèches et qu'ils emportent avec eux pour tirer.

Les carquois sont composés d'un ou plusieurs matériaux différents etls que (bois, osier, cuir, fourrure, plastique, métal) et s'attachent à différentes positions (hanche, dos, en bandoulière sous le bras, sur l'arc lui même...) .

Il en existe de plusieurs types :

Le carquois de dos (back-quiver). Il contient couramment d'avantage de flèches que les autres types mais elles peuvent tomber lorsqu'on se baisse, se prendre dans les branches et demandent souplesse et habitude pour en être extraites ou y être remises.

Le plus courant est le carquois de hanche (hip or side quiver), ou plutôt de ceinture car il peut lui-même se décaler sur le dos.

Enfin plus spécifiquement pour la chasse, où l'on tire relativement moins de flèches qu'en tir cible et où l'on pourrait alerter le gibier en retirant une flèche de son carquois, les carquois d'arc (bow quiver) sont fréquemment utilisés.

De nos jours, la plupart des archers utilisent un carquois et se sentiraient démunis sans cet accessoire. 

Historiquement, ce ne fut pas toujours le cas.

Au moyen-âge, à la guerre, les européens s'en passaient largement et se contentaient de piquer les flèches dans le sol devant eux (en position défensive) ou de passer les flèches dans leur ceinture (méthode toujours pratiquée en Corée pour le tir traditionnel).

Ce point vient du fait, au moins pour les anglais, que les archers devaient fournir leur arc et que c'est le signeur qui fournissait les flèches. Ainsi, elles étaient fournies juste avant la bataille aux archers afin d'éviter tout accident ou règlement de compte dans la troupe.

 

Carriage Bow -

Arc démontable, voir Take down

 

Carte - (maladie De La)

La "maladie de la carte" est un problème psychologique qui empêche certains archers de tirer correctement.

Elle est décrite comme "tout syndrome d'origine mental qui entraine une mauvaise synchronisation de la décoche". 

Elle s'apparente à une perte de la sensation de "l'instant T", ou une perte de la conscience de la "stratégie de tir".

Chez les sans-viseurs, on décoche de plus en plus tôt, sans respecter ses propres ancrages ; parfois, pour compenser, on "rentre dans l'arc", comme pour avancer le visage vers la corde.

Chez les poulies, c'est "la peur du jaune", qui fait que, jamais satisfait de sa visée, on reste des heures à l'allonge à au lieu de décocher raisonnablement vite.

 

Chaptal (Frédéric)

 

 

Clicker -

Pour les arcs classiques, il s'agit d'une petite lame ou tige métallique placée d'un côté sur la poignée au niveau de la fenêtre d'arc et de l'autre prenant appui sur le fût de la flèche.

Lorsque la pointe de flèche se recule suffisamment lors de l'allonge, il se replie contre l'arc avec un "click" audible qui signale à l'archer qu'il est temps de décocher.

Il permet ainsi de contrôler l'allonge du tireur, qui ne doit jamais varier d'un tir à l'autre et de garantir de fait un tir à allonge constante. 

 

Clout Shooting -

 Le tir "clout" ou tir au drapeau est un jeu qui s'inspire du tir à très longue distance et du tir de précision.

Discipline originale qui consiste à envoyer 30 flèches le plus près possible d'un fanion planté au milieu de cercles concentriques dessinés sur le sol.

165 mètres pour les hommes et 125 mètres pour les femmes.

Il s'agit d'une version anglaise  du tir au drapeau.

Le mot "clout" viendrait du viking "clud" qui désigne un morceau d'étoffe qui à l'époque coiffait le bâton cible.

 

Coche -

 Petite entaille sur les poupées retenant la corde.

 

Coche (Jean Marie) -

 

Corde -

Les cordes sont fabriquées de 2 manières principales :

-corde sans fin (endless string) : un seul brin très long est enroule a plusieurs reprises autour de 2 chevilles éloignées de la distance que devra faire la corde a la fin. Une fois l'épaisseur requise atteinte, les boucles sont renforcées par un tranchefil.

-corde flamande (flemish string) : des brins multiples sont torsades entre eux pour constituer la corde. les boucles sont constituées d'une épissure. La longueur de la corde est réglable en modifiant la torsion, laquelle longueur augmentera un peu lors du rodage de la corde.

 

Matériaux principaux :

-Végétal : lin, chanvre

-Animal : soie, cuir cru, boyau

-Synthétique : Dacron B 50, Fast Flight, Kevlar

 

Compagnie d'Arc -

 

Cresting -

Personnalisation des flèches à ses couleurs par l'ajout de motis et d'une ou plusieurs bandes peintes autour du fut.

 

Décoches -

On classe les styles de décoches en grandes familles comme suit :

Primaire : c'est la préhension qu'utilisent spontanément les enfants qui pincent directement la flèche sans toucher la corde. La limitation de cette décoche est que la force de pincement des doigts est relativement limitée et ne s'accommode pas d'arcs puissants. Certains peuples primitifs ont fabriqué des encoches plus volumineuses que le fût pour augmenter la prise des doigts.

Secondaire et tertiaire : ce sont des variations de la primaire où en plus du pincement de la flèche, on ajoute les doigts surnuméraires sur la corde pour aider à la traction. Courant chez les indiens d'Amérique. La différence entre secondaire et tertiaire n'est pas claire et certains disent qu'il n'y en a pas.

Mongole : au lieu de pincer la flèche, le pouce vient tirer la corde directement et est bloqué en position refermée par l'index. Prise d'Ishi. En Asie, c'est la prise principalement utilisée et un anneau de pouce (ou un gant de pouce) vient protéger le pouce du frottement de la corde.

Méditerranéenne : préhension classique européenne, un doigt au dessus de la flèche et deux en dessous. Il y a des variantes :

- à 2 doigts seulement (un dessus et un dessous) dite prise flamande et notamment utilisée par les Anglais de la guerre de 100 ans.

- 3 doigts dessous, pratique si on veut viser avec la pointe de flèche sur des cibles pas trop éloignées. 

 

Décocheur -

Dispositif qui vient se placer entre la main d'arc et la corde, permettant d'armer l'arc et de décocher sans que les doigts de l'archer ne touchent la corde.

Il permet d'éviter le pincement de la main provoqué par l'angle aigu de la corde sur les arcs courts.

Le décocheur autorise aussi une décoche plus nette et plus parfaite qu'une main humaine.

Il est quasi exclusivement employé sur les arcs à poulies à cause de la faible longueur de ces arcs et de l'effet amplificateur que les compound ont sur de petits erreurs de décoche.

 

Decrowning -

"Le decrowning (découronnement ? aplanissement ? rabotissement ? ) consiste à tailler le dos d'un arc pris dans une billette de petit diamètre pour le rendre plus plat, tout en suivant le fil du bois.

Donc un dos "decrowné" présente des cernes parallèles au lieu de présenter la surface uniforme d'un seul cerne."

L'opération soulage le dos de l'arc (par rapport à une voûte prononcée) ce qui limite le risque de casse. 

 

Détalonnage -

Hauteur du point d'encochage sur la corde.

Se mesure par la différence entre l'origine de la perpendiculaire à la corde au point où repose la flèche (repose-flèche ou bas de la fenètre) et la position du bas de l'encoche ou du haut du nockset inférieur.

Si le 2ème point est au-dessus du premier, le détalonnage est dit positif

Si les 2 points sont confondus, le détalonnage est nul.

Se regle pour commencer, à 1m d'une cible en mousse avec une fleche non empennée .

Si la fleche arrive inclinée l'encoche en haut, baisser le nock set (repere du point d'encoche), et vice versa

Passer ensuite à 15m

Test avec des flèches empennées et non empennées. Observer leurs positions relatives après qu'elles aient été tirées dans la cible.

Si les flèches non-plumées arrivent au-dessus des flèches plumées, les points d'encochage sont trop bas, il faut les remonter et inversement si les flèches non-plumées arrivent en-dessous des flèches plumées. Le détalonnage idéal sera obtenu quand toutes les flèches seront à la même hauteur.

Le principe de ce test s'appuie sur le fait que les flèches, si elles sont poussées de manière homogène par l'arc, n'auront pas d'oscillation dans le plan vertical; des flèches qui se redressent grâce aux plumes et des flèches non redressées arriveront donc au même niveau.

Si le détalonnage est mauvais, la corde, en libérant son énergie, va influer sur le mouvement vertical de la flèche qui va se mettre à marsouiner. Les flèches avec plume vont amoindrir cet effet car les plumes vont redresser le vol.

NB : dans le cas d'un arc sans repose flèche, comme un arc droit ou chasse, le détalonnage est en général bien plus élevé que dans le cas d'un arc avec repose-fléche, entre autres par suite de l'absence du bouton Berger, remplacé par un contact direct avec l' arc; la seule variable d'ajustement devient alors verticale.

Pour un test simple, tirer avec la main d'arc haute,juste sous le point où s'appuie votre flèche - si en tirant vous sentez passer la plume (attention aux pointes à l'avant des plumes, ça blesse,pensez à ligaturer) , eh bien si vous sentez passer la plume basse, votre détalonnage est insuffisant ;)

 

Dioptrie -

La dioptrie est l'unité caractérisant la valeur d'un défaut visuel (myopie, hypermétropie, astigmatisme, presbytie) et celle du verre ou de la lentille de contact qui va le corriger.

Par exemple lorsqu'une myopie est de -3 dioptries, il faut un verre de lunettes de -3 dioptries pour avoir une vision maximale.

Utilisation au tir à l'arc: 

Mesure de la puissance de convergence d'une lentille. La correction de dioptrie d'un viseur permet aux porteurs de lunettes de viser... sans leurs lunettes si leur correction reste raisonnable.

 

Dos De L’arc -

Surface de l’arc faisant face à la cible en position de tir.

Elle est soumise a des efforts en tension. La surface qui fait face à l'archer est appelée "ventre".

A des fins esthétiques, certains arcs voient leur dos complété d'un backing.

 

Dragonne -

 La dragonne est un accessoire qui permet de retenir l'arc sans le serrer dans la main, afin de garder un tir souple, et de laisser l'arc faire son travail.

Elle peut être fixée sur l'arc, ou passer autout du poignet avec un lien qui fait le tour de la poignée et revient s'accrocher à la boucle, ou encore se limiter à un lien de cordelette ou de cuir, accroché à 2 doigts (pouce -index, pouce-majeur).

 

Drapeau - (tir au)

Voir, tir clout

 

Écarteur -

Tige (Le plus souvent métallique) présente sur certains arcs compounds et montée sur le ventre de poignée.

La finalité du dispositif est d'écarter les deux câbles du trajet de la flèche et surtout de l'empennage afin de les empêcher de la dévier.

 

Empennes -

Nom donné aux plumes que l’on colle sur les flèches pour en réaliser l’empennage. Elles sont découpées en formes diverses, les plus courantes sont les plumes paraboliques et les plumes shield.

Pour les empennages à 3 plumes (les plus courants), l'habitude est d'appeler celle qui se trouve à 90° de l'arc la plume coq, tandis que les 2 autres (qui passeront en frottant le long de l'arc) sont les plumes poules. 

 

Empenneuse -

Il s'agit d'un dispositif mécanique qui aide au bon positionnement des empennes sur le fût de la flèche lors de sa construction.

Elle est composée généralement d'une pince qui maintient la plume sur le fût lors du collage et d'un indexeur qui se référant à l'encoche permet un espacement régulier des plumes autour du fût (souvent réglable pour 3 plumes espacées de 120° ou 4 espacées de 90°).

Elle peut être simple ou multiple (permettant d'empenner plusieurs flèches d'un coup).

Les pinces peuvent être droites ou hélicoïdales à gauche ou à droite.

 

Encoche -

Fente située à l'arrière du fut de la flèche destinée à recevoir la poussée de la corde de l'arc.

- De nos jours, la plupart des encoches sont des pièces rapportées en plastique collées sur (flèches bois) ou insérée dans (flèches en tube d'aluminium ou de carbone) le fût.

- On peut aussi pratiquer cette fente directement dans le fût (terme anglais = self-nock). Cela demande généralement un renfort (bois dur ou corne inséré dans le fut et / ou ligature en tendon).

 

English Longbow (ELB) -

Les arcs répondant aux normes de la British Longbow Society qui perpétue l'héritage médiéval et victorien du longbow doivent être :

- Convexes sur toutes leurs surfaces

- Avoir un ratio épaisseur / largeur des branches supérieur ou égal à 5/8èmes.-une longueur totale d'au moins 5 pieds 6 pouces pour les hommes (1.68m) et 5 pieds pour les femmes (1.53m).

- Les coches sont taillées dans du bois dur ou de la corne.

- Aucun dispositif de visée n'est toléré sur l'arc.

Actuellement, la section des branches des arcs anglais est en D mais historiquement, elle a pu avoir de nombreuses formes "entre le D et le O"...

 

Équerre D'archer -

Equerre en T dont la partie courte se clippe sur la corde de l'arc et dont la partie longue est posée sur le point de référence du band.

Elle permet de vérifier d'un coup le détalonnage et le band.

 

Équilibrage -

Action de régler la force relative des branches d’un arc.

Il s'agit de retirer (précautionneusement) du bois sur le ventre pour que :

-les deux branches plient de ma même façon.

-qu'elles plient selon le modèle visé (en ellipse ou en cercle)

-que l'arc atteigne la puissance voulue à pleine allonge. 

 

Exercices De Tir à La Cible -

-PYRAMIDE : 

Exercice d'entraînement qui joue sur le temps de tir ou la quantité de flèches tirées ou les 2, commence "doucement", par un rythme de tir normal, puis s'intensifie (moins de temps ou plus de flèches), puis revient à la normale.

Temps total : environ. 1 heure.

Exemple: 3 volées de 3 flèches, puis 2 de 4 flèches, puis 1 de 5, puis 1 de 6, puis 5, Puis 2 de 4, puis 3 de 3

Ou encore: 4 volées de 3 flèches, puis 3 de 4, puis 2 de 6, puis 1 de 12, puis 2 de 6, puis 3 de 4, puis 4 de 3, chaque volée étant tirée en 2 minutes

 

-LE MANCHE A BALAI 

Pour se régler latéralement en tir instinctif, il est suggéré de tirer sur une cible étroite et haute (bande de scotch verticale par exemple), comptant les impacts pour un point et les ratés pour rien.

Il est plus ludique de remplacer le scotch par une branche, un manche à balai, ou un profilé de bois, etc. 

Ils éclatent lors de l'impact en se fendant sans pour autant systématiquement abîmer les flèches. 

 

Facteur (d'arc) -

 

 

Fausse-corde Ou Bandoir -

L'utilisation d'une fausse-corde est censée être la méthode la plus sûre (pour l'archer et l'arc) pour bander un arc.

Il s'agit d'une corde plus longue que la corde d'arc habituelle et qui se termine à chaque bout par une coupelle dans lesquelles on glisse les poupées d'arc. 

 

La fausse corde n'est pas utilisable pour les arcs très réflexes / recurves car l'arc se mettrait à tourner dans la main lors de la traction de la poignée vers le haut.

 

FCA -

 

Fenêtre d'arc -

 

Fil (du Bois) -

 

Flatbow (arc Plat) -

 

Flèche -

 

Flight Shooting -

 

Fluflu -

 

FOC (Front Of Center)-

 

Fondus -

 

Force De L’arc -

 

Fred Bear -

 

Fût -

 

Gantier Ou Gant D'archer -

 

Gazinière -

 

Grain -

 

Grip -

 

Holmegaard (style D'arc) -

 

Howard Hill -

 

ILAA - 

 

Instinctif (tir) -

 

Ishi -

 

Judo - Voir Pointe Judo

 

Kyudo -

 

Kujutsu -

 

Lecaille (Jean Max)

 

Législation Arcs Et Arbalètes -

 

Livre -

 

Longbow (grand Arc) -

 

Longueur De L’arc -

 

Main D’arc -

 

Main De Corde -

 

Maladie de la carte -

 

Marsouinage -

 

Marques (Tir au) -

 

Meare Heath (style D'arc) -

 

Nocksets -

 

Noeud d'archer -

 

Olympique (archerie) -

 

Overdraw -

 

Paddle Bow (style D'arc) -

 

Palette -

 

Parabolique (plume) -

 

Paradoxe De L'archer -

 

Penobscot (style D'arc) -

 

Pianotage -

 

Plane -

 

Plumes -

 

Pointe blunt - (ou pointe assommoir)

 

Pointe Bodkin -

 

Pointe chasse - (à Lames de chasse )

 

Pointe Field -

 

Pointe Judo -

 

Pope (Saxton) -

 

Pouce -

 

Recurve -

 

Shield (plume) -

 

String walking -

Voir Barboter

 

Thompson (Maurice et will) -

 

Toxophile -

 

Vanes -

 

Ventre De L’arc -

Surface de l’arc faisant face à l’archer en position de tir. Lors du tir, il est soumis à des efforts de compression. 

Si le matériau n'est pas assez résistant, il y aura du suivi de corde et éventuellement des plis de compression.

 

Viseur -

 

Volée - (de flèches)

 

Zigzag - (vol En)